Comment définiriez-vous votre style ?
Nous n'aimons pas nous caser dans des tiroirs. Nous avons des influences différentes que l'album reflète. Il y a du rock, des ballades. S'il fallait vraiment donner une définition, ce serait du rock allemand, du rock gothico-androgyne comme on le qualifie souvent.
Quels sont les messages que vous voulez faire passer dans vos chansons ?
Nous n'avons pas vraiment de messages à véhiculer... Chaque chanson a son histoire, son ambiance et chacun peut y voir ce qu'il veut. Il y a tellement de choses qui se sont passées ces derniers temps que ça serait triste de réduire nos chansons à un seul message! Nous parlons de thèmes comme l'école, l'amour, le monde adulte qui nous inquiéte. Bref, des choses qui nous concernent.
Pourquoi vous êtes-vous mis aussi à chanter en anglais ?
L'anglais, c'est pour que plus de monde puisse comprendre nos textes. Nous espérons aussi toucher d'autres pays avec la version anglaise de l'album. Mais l'allemand reste notre première langue pour la chanson.
Le nom de votre nouvel album signifie "La chambre 483". Y a-t-il un rapport avec votre nom de groupe ?
Cela va bien ensemble, c'est vrai mais ce n'est pas voulu. C'est arrivé par hasard. On ne veut pas trop en parler avant la sortie de l'album, mais tout ce que l'on peut dire, c'est que la chambre 483 existe vraiment. La suite se trouve sur l'album !
Comment s'est déroulée la création ?
Bill : En fait, tout part d'une idée. J'ai toujours mon ordinateur ou mon dictaphone sur moi et dès que j'ai une inspiration, j'enregistre. C'est souvent en voyage que les idées me viennent.
Tom : C'est ce qui s'est passé pour le deuxième album. Toutes les chansons ont été créées lors de nos voyages. Cela part d'une idée de texte ou de musique et ensuite on se met ensemble tous les quatre en studio et on crée la chanson en tant que produit fini. On participe à toutes les chansons.
Quelle est l'évolution par rapport au premier opus ?
On a beaucoup expérimenté, essayé de nouvelles choses car tous les quatre, nous avons énormément appris lors de nos concerts. On a beaucoup joué en live et cela a joué dans notre évolution. Mais le style est resté le même et le développement est une étape naturelle.
Quel est l'état d'esprit du groupe avant sa sortie dans les bacs ?
Nous sommes très très nerveux car nous ne savons jamais lors du processus de création quelle va être la réaction des gens. On se demande forcément ce que le public va penser de l'album. Lors de la création, nous n'y pensons pas, mais quand l'album est fini, c'est là que nous commençons à nous poser des questions. A quelques jours de la sortie officielle, nous stressons forcément!
Vous êtes très aimés en France. Quel regard portez-vous sur le public français justement ?
On est super contents! C'est génial car à chaque fois que nous revenons, il y a toujours plus de fans, plus de monde qui nous attend. Nous sommes très fiers car on ne s'attendait pas à un succès si rapide.
Vous vous produisez pour la première fois en France au Zénith de Paris, le 17 avril prochain*. Qu'est-ce que cela vous a fait de savoir que c'était complet ?
C'est tout simplement incroyable ! Nous n'arrivons pas à expliquer ce que cela nous fait. Mais quand notre attaché de presse nous l'a dit, nous avons explosé de joie ! Nous étions euphoriques. En Allemagne, nous remplissons des salles aussi mais là, en France, c'est la première fois que nous montons sur scène et c'est un super accueil.
Quel sentiment éprouvez-vous sur scène ?
Que du bonheur ! Tant que l'on n'a pas vécu cette expérience, on ne peut pas comprendre mais c'est un sentiment indescriptible et unique. De plus, c'est hallucinant de voir ce que tout le monde appelle la "Tokio mania". C'est un rêve, alors que l'on débute, de voir des petits Bill et des petits Tom !
Quels sont vos projets au niveau scénique ?
Nous préparons la nouvelle tournée. Nous voulons aller toujours plus loin au niveau musical, mais aussi en ce qui concerne le show. Nous allons réserver des surprises et une spéciale pour le public français qui est si chaleureux...